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« …le Québec pourrait devenir le
maître d’œuvre de l’industrie éolienne…. »
« …le gouvernement Charest … Nous prive de l’occasion unique
de développer notre expertise dans
le secteur prometteur de
l’éolien.. »
« …sans compter qu’à peu près
tous les systèmes spécialisés tels que les génératrices
éoliennes seraient importés, d’où un déficit net et désastreux
pour notre industrie… »
« …à cause des conditions
climatiques dans les zones nordiques où se trouvent les plus
grandes ressources éoliennes, il est essentiel de mettre au
point ici les équipements particuliers qui s’imposent… »


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Du point de vue technologique,
l’industrie éolienne est une industrie qui a atteint une grande
maturité, du moins sur la terre ferme!
Sans être rabat-joie, les
Allemands (Enercon GmbH, Siemens Wind Power, Nordex AG,
Furlander et Repower Systems AG), les Americains (GE Energy,
Clipper Windpower Pic ), les Danois (Vestas), les Indiens Sulzon
Energy, les Japonais (Mitsubishi) et les Espagnols (Gamesa
Eolica, Ecotecnia) affichent dans ce domaine une longueur
d’avance qu’il serait difficile de rattraper. Les deux tiers de
la capacité de l’énergie éolienne mondiale est installée en
Europe.
http://www.energies-renouvelables.org/observ-er/stat_baro/observ/baro177.pdf
C’est dire que cinq ans plus tôt
que prévu, le marché européen a atteint l’objectif de 40,000 MW
mis de l’avant par la Commission européenne. En Allemagne, on ne
compte plus le nombre d’ingénieurs qui travaillent sur le
développement de nouvelles éoliennes et des technologies qui
leur sont associées.
On estime qu’en 2020 il y aura en
Allemagne plus de travailleurs dans les usines fabriquant des
éoliennes et leurs pièces que dans les usines d’automobiles.
Même GE Wind « America », dont les éoliennes tourneront en
Gaspésie, a importé sa technologie d’Allemagne et le centre de
recherche est toujours dans ce pays.
Il faut dire que depuis vingt ans
la puissance des turbines a été multiplié par plus de 100 fois.
On est passé d’un diamètre des palmes de 20 mètres en 1985 à
plus d’une centaine de mètres aujourd’hui, donc d’une puissance
de 1MW à 5 MW. Certains prototypes pour des éoliennes
« offshore » sont déjà de dimensions supérieures. Une éolienne
de 1MW à 3MW génère aujourd’hui 120 fois plus d’électricité
qu’un modèle du début des années 80 à un cinquième du coût.
http://www.awea.org/newsroom/pdf/Wind_Energy_Basics.pdf
L’an dernier la Communauté
européenne a mise de l’avant un projet pour la réalisation d’une
éolienne d’une capacité de 20 MW. Le marché en pleine expansion
pour les parcs éoliens « offshore » sur les côtes du Danemark,
de la Suède, de l’Irlande, des Pays-Bas et de la Grande-Bretagne
inspire désormais les manufacturiers à développer des turbines
de plus en plus performantes et d’une ampleur de plus en plus
grande.
La technologie développée
principalement en Europe contribue non seulement à augmenter la
puissance mais augmente le rendement du capital par rapport à
l’énergie produite. L’énergie verte produite par les éoliennes
devient de plus en plus compétitive par rapport aux sources
traditionnelles d’énergie comme l’hydroélectricité, le mazout,
le gaz ou l’énergie nucléaire. Les éoliennes sont disponibles
pour produire de l’électricité pendant 98% de l’année.
Le temps nécessaire à l’entretien
d’une éolienne est d’environ une quarantaine d’heures par année.
Aucune autre technologie peut afficher un taux de disponibilité
comparable. Il y a une dizaine d’années, le prix de l’énergie
éolienne au Canada était de 30 cents le kWh; il varie
aujourd’hui entre 6 et 10 cents le kWh. Or, l’essentiel de cette
progression extraordinaire au cours des vingt dernières années
dans le développement des machines, des pales et des rotors
semble désormais derrière nous.
Il est désormais difficile
d’imaginer qu’Hydro-Québec pourrait devenir un nouveau maître
d’œuvre dans le développement de technologies associées à la
production d’énergie éolienne. Enfin, s’il est vrai que
le Québec a un programme ambitieux à l’échelle canadienne de
4,000 MW d’ici 2015, à l’échelle mondiale, le marché est aussi
en pleine expansion. L’an dernier, la production éolienne a
augmenté de 43% à travers le monde; c’est à dire que 12,000
nouveaux MW ont été installés, l’équivalent de 8,000 éoliennes
de 1,5 MW de capacité de production! Le nouveau champion de
l’éolien était nul autre que les États-Unis d’Amérique avec
2,454 MW de nouvelle puissance installée devant l’Allemagne,
l’Espagne et l’Inde.
En 2007, les Américains devraient
installer 3000 MW d’éolien, soit l’équivalent de 1,500 éoliennes
de 2 MW. Dans l’ensemble, du Canada, 776 MW ont été installés en
2006. Seulement six autres pays à travers le monde ont fait
mieux. En 2006, le Canada a donc doublé sa puissance pour
atteindre 1460 MW à la fin de 2006, ce qui en fait le 12ième
pays producteur au monde. A la fin de 2006, les États-Unis
avaient déjà 11,603 MW de puissance éolienne en production,
notamment en Californie et au Texas. Même si la Californie a
joué un rôle de leader depuis la naissance de l’industrie
éolienne aux États-Unis, au moins 16 États affichent un
potentiel éolien supérieur à celui de la Californie.
Au Canada, la production totale
d’énergie éolienne installée est actuellement, à l’été 2007, de
1,588 MW. Selon l’Association canadienne de l’énergie éolienne,
avec 1,588MW on peut fournir de l’électricité 440,000 maisons
canadienne. L’Association vise désormais un objectif de 10,000
MW d’ici 2015, ce qui représenterait 5% de l’énergie produite au
Canada. L’énergie éolienne pourrait alors fournir de
l’électricité à plus de 2,5 millions de maisons canadiennes.
Depuis 1995, la capacité installée en éoliennes à travers le
monde a été multipliée par plus de 15 fois, passant de 4,800 MW
à 74,223 MW à la fin de 2005. La valeur de ces installations est
aujourd’hui de 23 milliards de dollars US.
http://www.canwea.ca/french/news_releases_fr.cfm?ID=41
Voir aussi sur ce site un texte de l'AQPER:
http://www.energie-eolienne.ca/documentheque/nationalisation/nationalisation.html
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