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* Coalition pour la promotion de l'énergie éolienne  *
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Coalition pour l'énergie éolienne
 
 
L'ÉCONOMIE QUÉBÉCOISE EST OUVERTE
Coalition pour l'énergie éolienne

L’IMAGINAIRE QUÉBÉCOIS

LA RÉALITÉ QUÉBÉCOISE

« …au lieu de voir les profits accaparés par les entreprises étrangères… »

« …pourquoi laisser aux autres le soin de développer cette expertise chez nous?... »

« …loin d’enrichir les Québecois, les dollars du vent s’entassent surtout dans des coffres ontariens ou américains…. »

« …on nous propose environ 600,000$/année en redevances, réparties à parts égales entre les agriculteurs et les municipalités qui auront à subir la présence de ces éoliennes, pour un projet qui générera environ 40 millions de dollars par année aux promoteurs et aux investisseurs… » (projet de Skypower, Rivière-du-Loup).

L’économie québécoise est tributaire de ses exportations. Lors de la campagne électorale de 1988 sur le libre-échange, les Québécois, tout parti confondu, étaient aux premières loges pour la promotion d’un accord favorable au libre-échange avec les États-Unis d’Amérique. Leur satisfaction à cet égard n’a jamais été dénoncée par aucun parti politique ni aucune centrale syndicale malgré les différents conflits commerciaux soit dans l’industrie du bois de sciage, de l’industrie porcine ou de la pêche.

Personne aujourd’hui, ni sur la scène fédérale ni sur la scène provinciale, ne demande de rompre les accords de libre-échange. On peut donc parler d’un véritable consensus à cet égard malgré les différends commerciaux. Cette philosophie est d’autant plus acceptable que malgré certains conflits commerciaux inévitables entre partenaires, plus de 40% de notre économie dépend désormais de l’exportation de nos produits chez nos voisins du sud. On n’a qu’à penser ici à des entreprises comme Saputo, Bombardier, Pratt &Whitney, Alcan, Québecor, etc… Quant à nos « conquêtes » sur le marché américain, on peut penser aux Jean Coutu, aux Couche-Tard, au Canadien National, au Cirque du Soleil, etc….

Plus spécifiquement, dans l’industrie éolienne, plusieurs entreprises sont actives sur les marchés étrangers. Parmi celles-là, on peut penser à Boralex et Brookfield Energy. Dans le cadre de la première soumission de 1000MW, ce sont effectivement deux entreprises majoritairement détenues par des actionnaires à l’extérieur du Québec qui ont remporté l’appel d’offres.

Deux remarques s’imposent. D’une part, les opposants semblent oublier facilement que les entreprises qui toucheront des profits assumeront également les risques financiers, notamment ceux du financement, de la variabilité des vents, des coûts de construction et des frais d’exploitation. En d’autres mots Hydro-Québec n’aura pas à prendre les risques, sinon celui de la demande québécoise d’électricité. Mais qui peut sérieusement penser que celle-ci sera à la baisse au cours des vingt prochaines années?

Par ailleurs, le statut de société « étrangère » n’implique pas nécessairement que l’ensemble des profits quitte le Québec. Ainsi, à titre d’exemple, la Caisse de dépôt et de placement du Québec est actionnaire à la hauteur de 4% pour cent de TransCanada Corp, partenaires à 62% du consortium Cartier énergie éolienne qui a remporté 739MW des premiers 990 MW octroyés par voie de soumissions publiques. Les 38% restants sont aux mains d’Innergex II de Longueuil, composé de caisses de retraite (CDPQ (Mouvement Desjardins), Sun Life, Kruger et TdCanada Trust ). Enfin, l’expertise et le « know how » sont concentrés non pas au siège social de TransCanada Corp à Calgary, mais à Longueuil au Québec où Cartier fournit de l’emploi permanent à plus d’une quarantaine de personnes.

Enfin, une « troisième nationalisation », cette fois de l’industrie éolienne naissante, enverrait un mauvais signal aux investisseurs étrangers compte tenu de l’engagement de trois gouvernements successifs (Bouchard, Landry et Charest) à céder la production de cette filière énergétique au secteur privé.

À une vision simpliste de l’actionnariat « étranger », on peut facilement opposer l’apport du capital « étranger » pour développer l’économie québécoise. Doit-on rappeler que le Québec fait partie des trois provinces canadiennes où la croissance des investissements sera la plus faible en 2006, avec une croissance prévisible d’à peine 0,9% comparativement à une croissance moyenne nationale de 6,1% pour cent ? Le Québec a tout à gagner de l’apport des investissements étrangers. Enfin, est-il besoin de noter que les actionnaires toucheront les profits dérivés de l’industrie éolienne si cette industrie touche comme prévu les profits escomptés et si les vents, variable principale affectant le rendement, sont au rendez-vous.

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