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* Coalition pour la promotion de l'énergie éolienne  *
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Coalition pour l'énergie éolienne
 
 
LES ÉOLIENNES, C'EST AFFREUX
Coalition pour l'énergie éolienne

L’IMAGINAIRE QUÉBÉCOIS

LA RÉALITÉ QUÉBÉCOISE

«  …les éoliennes c’est la grande mode. Tout le monde veut faire des éoliennes. Qui veut rester à côté d’un champ d’éoliennes? C’est tellement laid. C’est la pire des pollutions visuelles qu’on a jamais vu sur la planète. Ça va être bon pour combien d’années? S’il y a un ouragan qui passe qu’est-ce qui arrive? Avec ces éoliennes là ils vont se mettre à faire des hélicoptères dans les airs! Mais sincèrement ça n’a mène pas une puissance électrique énorme. On va inonder la Gaspésie d’éoliennes. Ça va être un parc pour martiens!... »

« Il ya des projets pour plus de 1000 éoliennes entre Rivière-du-Loup et Gaspé. Il y a donc, comme plusieurs l’ont souligné, un important effet cumulatif qui doit être pris en cause. »

L’esthétique, l’aspect visuel, c’est une souvent une question d’opinion. Certains sont incommodés, d’autres pas. Les lignes de transport électrique à haute-tension 735kv en provenance de la Manic, de Churchill Falls ou de la Baie-James, en dérangent plus d’un. Pourtant, elles sont avec nous depuis maintenant plus de 40 ans.

Avec ce qui est route en Gaspésie dans le cadre du premier appel d’offres de 1000MW et avec les contrats gré à gré signés par un certain nombre de producteurs avec Hydro-Québec Production, on estime que sur un parcours de 1,000 kilomètres, soit environ 11 heures de Rivière-du-Loup à Rivière-du-Loup, les passagers de l’automobile qui effectueraient ce parcours, ne verraient des éoliennes que pendant 50 minutes à condition évidemment, que le chauffeur ou ses passagers regardent constamment vers l'intérieur des terres où sont implantées les éoliennes plutôt que de regarder le majestueux fleuve St-Laurent, l'Atlantique ou la Baie-des-Chaleurs! .

Par ailleurs, c’est la Gaspésie, au début des années 2000, qui a invité les promoteurs et les gouvernements à favoriser le développement éolien.

Ce sont aussi les municipalités et les MRC qui établissent les règles, telle la distance séparant les des éoliennes des maisons. Est-ce 350 mètres comme à St-Ulric ou 500 mètres comme à Baie-des-Sables? Entre l’invitation du début des années 2000 et les appels d’offres. tous ont eu l’occasion de réfléchir et d’élaborer une réglementation quant à l’implantation des éoliennes dans leur « cour ».

Difficile d’affirmer aujourd’hui que tout est allé trop vite. Quant aux ouragans qu’on ne connaît pas encore au Québec, les éoliennes sont conçues pour y résister. Un système de freinage évite à l’éolienne de s’emballer lorsque le vent devient trop violent et excède les 90 km/h. Quant à la vie utile des éoliennes elle est de vingt ans, d’où la signature des contrats de la même durée. Plus précisément les turbines des éoliennes demandent peu d’entretien pour environ 120,000 heures de fonctionnement comparativement à 4,000 à 6,000 heures pour le moteur d’une automobile.

Les éoliennes produisent de l’électricité de 60 à 80% du temps. Sur une base annuelle leur taux d’utilisation varie entre 30 et 40% de leur capacité totale. Reste que leur potentiel est complémentaire à celui du parc de centrales hydro-électriques d’Hydro-Québec.

On estime que 12,000 MW de puissance installée en éoliennes équivaudrait au Québec à trois fois la production annuelle de la centrale de Beauharnois dans la région de Montréal, soit le cinquième de la production d’énergie actuellement vendue par Hydro-Québec. On peut donc parler d’une puissance électrique importante pour Hydro-Québec, notamment l’hiver au cours des périodes de pointe. Signalons que la multiplication des fermes d’éoliennes sur l’ensemble du territoire québécois régularisera la production d’énergie éolienne pour l’ensemble du réseau.

À l’échelle du Québec, les pannes de vent n’existent pas. Lorsque le vent cessera dans une région, une autre prendra le relais; de cette manière il n’y aura pas de panne de vent limitée à une région. Le Québec compte plusieurs gisements éoliens d’importance dont ceux de la Gaspésie, de la Côte Nord et de la Baie-James.

En Europe par exemple lors que le vent souffle au Danemark, les Danois exportent de l’électricité en Allemagne, et lorsque le vent perd de sa vigueur, ce sont les Allemands qui exportent leur électricité au Danemark. Par ailleurs faut-il rappeler que les éoliennes sont associées à une énergie verte, inépuisable, à l’abri des fluctuations du marché, renouvelable et gratuite, ce qui a pour effet de rendre leur acceptation d’autant plus facile.

De plus cette forme d’énergie est complètement réversible, c'est-à-dire qu’en quelques mois les éoliennes au terme d’un contrat peuvent être démantelées pour les générations futures.

Enfin les éoliennes sont belles et esthétiques et se marient bien à tous les types de paysage. Leurs formes épurées et aérodynamiques sont le symbole même de l’énergie douce. De couleur blanche elles permettent facilement aux oiseaux et aux petits avions de les repérer. En Gaspésie les éoliennes constituent un actif pour le tourisme grand public, vert ou scientifique.

Au Danemark, pionnier européen de l’industrie éolienne, le tourisme éolien est considéré comme un actif à développer et à soutenir. Aux Etats-Unis, au cœur d’Altantic City dans l’État du New Jersey, le plus dense au pays, ont peut déjà voir tourner des éoliennes .

Les citoyens ne sont pas sans réaliser la difficulté de produire de l’énergie non polluante sans les impacts associés aux centrales thermiques, nucléaires ou hydro-électriques. Au terme des deux prochaines décennies, on estime que le vent produira 12% de l’énergie électrique à travers le monde.

Au Canada, les 1,588 MW qui en juin 2007 étaient en place peuvent d’ores et déjà rencontré les besoins en consommation de 440,000 foyers. Le taux de disponibilité des éoliennes est de 98% sur une base annuelle. Aucune autre forme d’énergie peut afficher un taux semblable. La valeur des installations éoliennes est maintenant estimée à 23$ milliards de dollars américains tout en fournissant des emplois directs à plus de 163,000 personnes pour l’entretien et la fabrication des éoliennes.

Le corollaire de cette pénétration de l’énergie éolienne, c’est qu’il y aura une réduction annuelle de 11 millions de tonnes de CO2 rejeté de moins dans l’atmosphère. Même chez-nous, le gaz a bien faillit effectuer une percée majeure. Faut-il rappeler que le président d’Hydro-Québec envisageait en février 2003 en pleine commission parlementaire, de construire d’autres centrales au gaz semblables à celle du Suroît? Une dernière anecdote : depuis avril 2006, deux symboles américains, la Statue de la Liberté et l’Île d’Ellis rencontrent désormais 100% de leurs besoins en électricité grâce à l’énergie du vent. Ces deux icônes populaires consomment en électricité l’équivalent de 1000 foyers domestiques.


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