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* Coalition pour la promotion de l'énergie éolienne  *
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Coalition pour l'énergie éolienne
 
 
HYDRO QUÉBEC SEUL ACHETEUR
Coalition pour l'énergie éolienne

L’IMAGINAIRE QUÉBÉCOIS

LA RÉALITÉ QUÉBÉCOISE

« …si Hydro-Québec avait le monopole de l’industrie éolienne les innovations technologiques suivraient comme a suivi la technologie des lignes à très haute tension… »

« …on sait pourtant qu’Hydro-Québec a été, au début des années 1980, l’un des fleurons de l’énergie éolienne au niveau international, qui a atteint son apogée en 1984 avec une technologie novatrice d’éolienne à axe vertical… »

« …c’est de cette façon que pourront se constituer des équipes nombreuses d’experts capables de faire du Québec non seulement un exportateur d’électricité, mais aussi un exportateur d’équipements spécialisés et d’expertise… »

Hydro-Québec a déjà tenté sans succès de faire ses classes dans le développement des technologies de production d’énergie éolienne.

C’est par deux fois que les projets de la société d’État se sont soldés par des échecs, tant du point de vue technologique que financier.

La société d’État en collaboration avec le Centre national de recherche du Canada avait d’abord tenté sa chance avec des éoliennes expérimentales de type Darrieus à la fin des années soixante-dix aux Îles-de-la -Madeleine, puis par la suite à Cap Chat en Gaspésie. Aux Îles-de-la-Madeleine, l’éolienne à axe vertical n’a jamais pu produire de l’électricité voir http://www.hydroquebec.com/comprendre/eolienne/historique.html

À Cap Chat, pendant cinq ans, de 1988 à 1992, l’éolienne, toujours à axe vertical, a produit 12,000MWh d’électricité. Il s’agit d’un facteur d’utilisation de moins de 10% sur l’ensemble de la période. Plus de 43$ millions ont ainsi été dépensés. L’éolienne de 4 MW de Cap Chat, présentée comme la plus grande éolienne du monde, fait aujourd’hui partie d’une offre touristique mais l’éolienne a cessé de tourner.

Pour être rentables, aux prix actuels, les éoliennes doivent afficher un taux d’utilisation supérieur à 30%. Suite au premier appel d’offres de 1000MW, les deux entreprises gagnantes sont confiantes de faire tourner leurs éoliennes à axe horizontal avec un taux d’utilisation d’environ 36%. Hydro-Québec reconnaît n’avoir plus aucune expertise dans la production d’énergie éolienne. D’ailleurs, les éoliennes à axe horizontal munies de trois pales constituent aujourd’hui la norme à l’échelle mondiale et Hydro-Québec, après avoir définitivement tourné la page dans les années 90, a déclaré forfait et abandonné la production d’énergie éolienne.

Comparaissant devant la Régie de l’Énergie, Hydro-Québec a résumé ainsi son point de vue :

« … Plusieurs intervenants ont souligné lors des audiences qu’Hydro-Québec se devait d’assumer un rôle de leadership dans le dossier éolien comme elle l’a fait, et le fait toujours dans l’hydraulique. Quant à elle Hydro-Québec affirme qu’il ne lui est pas nécessaire d’être le promoteur de l’éolien pour faire bénéficier ses clients ou la population québécoise du développement de cette filière comme elle l’a déjà fait dans le passé. Selon elle ces risques doivent être assurés par ceux qui espèrent retirer un profit du développement éolien. Hydro-Québec définit son rôle comme un simple acheteur de l’énergie produite…. ».

Voir aussi sur ce site l'article de Gilles Lefrançois:
http://www.energie-eolienne.ca/documentheque/eolien5/eolien5.html

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