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* Coalition pour la promotion de l'énergie éolienne  *
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Coalition pour l'énergie éolienne
 
 
HYDRO-QUÉBEC ET LES TARIFS NORD-AMÉRICAINS
Coalition pour l'énergie éolienne

L’IMAGINAIRE QUÉBÉCOIS

LA RÉALITÉ QUÉBÉCOISE

« …la nationalisation de notre réseau a permis au génie québécois de signer des réalisations extraordinaires qui nous fournissent l’électricité à des tarifs parmi les plus bas du continent… »
 

Il ne fait aucun doute qu’Hydro-Québec a acquis une expertise unique dans le génie civil, mais il faut se rappeler que le plus grand chantier de tous les temps, à la Baie-James dans les années soixante-dix, était supervisé par une société américaine, la californienne Bechtel.

Par ailleurs, les compagnies, dont l’essentiel du parc électrique est composé de centrales hydrauliques comme le Manitoba et la Colombie-Britannique, offrent des tarifs résidentiels inférieurs ou comparables à ceux d’Hydro-Québec. Il y a donc des « génies » dans au moins trois provinces canadiennes!

Tout le monde conviendra que l’hydraulique est une source d’énergie renouvelable à bon marché qui n’est pas soumise, comme le pétrole ou le gaz, aux aléas des conflits ou des bras de fer internationaux.

En fait, Hydro-Québec, comme avant elle des compagnies privées, profite du plateau Laurentien parsemé de rivières et de chutes d’eau. Dès le début du siècle, des entreprises privées avaient identifié cette ressource exceptionnelle. Faut-il rappeler qu’aujourd’hui encore, la cinquième centrale en importance (après les quatre plus grandes de la Baie-James), celle au fil de l’eau de Beauharnois, a été construite dans les années 30, avant la « première nationalisation» de 1944.

Par ailleurs, si les tarifs domestiques affichés sont effectivement parmi les plus bas en Amérique du Nord, il faudrait éviter de sauter aux conclusions trop rapidement en ce qui concerne les tarifs réels facturés à l’industrie. Une étude récente (2003) de l’AMPCO (Association of Major Power Consumers in Ontario) basée non pas sur les tarifs affichés, mais sur les prix payés « réellement » par les entreprises, montre que le Québec occupe désormais le 14ième rang en Amérique du Nord pour ce qui est des tarifs « effectivement » facturés, après les escomptes de volume, les tarifs différenciés suivant les heures du jour, etc….Plus précisément, selon cette étude, le Québec arriverait après le Manitoba (toujours lui….le plus bas en Amérique du Nord selon cette étude), la Floride, la Caroline du Nord, le Kentucky, l’Ohio, le Tennessee, la Caroline du Sud, le Missisippi, la Georgie, l’État de Washington, le Minnesota, le Missouri, la Colombie-Britannique….et après viendrait le Québec, au 14ième rang.

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