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Bien que les éoliennes aient peu
ou pas d’impact sur les plantes et les animaux, elles peuvent
tuer des oiseaux. Elles ne sont pas devenues pour autant des
hachoirs d’oiseaux. Des études sérieuses menées par des
associations environnementales sont formelles là-dessus. On est
loin des premières expériences du début des années 80 comme
celles vécues dans le couloir d’Altamont en Californie ou aux
abords du cap de Gibraltar en Espagne. Aujourd’hui les éoliennes
sont plus hautes et moins nombreuses, ce qui a pour effet de
rendre l’espace aérien autour des pales plus sécuritaire pour
les oiseaux.
http://www.canwea.ca/images/uploads/File/NRCan_-_Fact_Sheets/FR/6_faune_F.pdf
Il ne sert à rien d’éviter de parler du sujet; toutes les
sources d’énergie contribuent directement ou indirectement à
réduire la population aviaire.
L’établissement d’un parc éolien
n’est approuvé que si des études environnementales ont été
effectuées pour mesurer l’impact du projet sur les oiseaux.
http://www.mrn.gouv.qc.ca/energie/eolien/eolien-demarche.jsp
et
http://www.mrn.gouv.qc.ca/energie/eolien/eolien-impacts.jsp
Les promoteurs d’énergie éolienne
sont donc interpellés régulièrement sur le sujet dans le cadre
des audiences publiques menées sur l’implantation de parcs
éoliens. Par ailleurs des ornithologues ont observé que des
oiseaux à l’approche d’éoliennes changent souvent de
trajectoire. Mais les oiseaux comme les humains peuvent aussi
commettre des erreurs.
En bout de ligne les chiffres
validés ne mentent pas. Jugez-en par vous-mêmes. Aux Etats-Unis
une étude réalisée basée sur l’analyses de 12 parcs éoliens à
l’extérieur de la Californie a estimé que le nombre de
mortalités aviaires par turbine est de 2,3 par année (Wind
Turbine interactions with birds and bats : a summary of research
results and remaining questions, National Wind Coordinating
Committee, novembre 2004). Donc un peu plus de 2 oiseaux par
turbine pour chaque période de 12 mois. On ne saurait associer
ces mortalités à un quelconque désastre écologique. On est loin
des « millions » d’oiseaux qui sont tués chaque année par les
automobilistes sur les routes et autoroutes américaines, par
l’entrée en collision des volatiles sur les édifices publics, ou
leur électrocution sur les lignes à haute tension pour ne nommer
que celles là.
En Allemagne les Amis de la Terre
ont estimé une moyenne encore plus faible de 0,5 mortalité
d’oiseau par turbine par année. Avec les éoliennes déjà
installées dans ce pays on en arrive au chiffre de 8,000
mortalités par année. Toujours en Allemagne, on estime que cinq
à dix millions d’oiseaux sont tués chaque année par les
automobiles et autant par les lignes à haute tension. Premier
pays éolien de l’Europe pour la capacité installée de plus
20,000 MW de puissance éolienne soit l’équivalent de plus de
15,000 turbines, on a même constaté que dans certaines régions
il y a aujourd’hui plus d’oiseaux qu’il y en avait avant
l’apparition des éoliennes.
Au Danemark pays éolien par
excellence, on estime que 10,000 oiseaux sont tués chaque année
par les éoliennes comparativement à 1,000,000 sur la route par
les automobiles!
http://www.pet.hw.ac.uk/ea/pdfs/bn1_windpower.pdf
Si la taille des éoliennes
augmente au cours des prochaines années, la conséquence c’est
qu’elles tourneront moins vite et que les oiseaux seront encore
moins à risque. Notons enfin que chaque année les chasseurs sont
responsables de la mort de centaines de milliers d’oiseaux.
En fait le principal problème
auquel sont confrontées les populations aviaires est la perte
d’habitat pour des fins d’industrialisation, d’urbanisation,
d’exploitation des ressources naturelles, de chasse ou de
pollution.
Le moyen le plus sûr pour
minimiser les pertes aviaires est d’installer des éoliennes dans
des endroits qui ne sont pas reconnus pour héberger
d’importantes concentrations d’oiseaux. Au final une étude a
démontré que les tours de communication tuaient 250 fois plus
d’oiseaux que les éoliennes, les pesticides 700 fois plus, les
automobiles 700 fois plus, les chats 1000 fois plus, les lignes
à haute tension 1300 fois plus et les fenêtres des édifices 5500
fois plus! (Erickson et al., 2002, Summary of Anthropogenic
Causes of Bird Mortality). Voir aussi:
http://www.windpower.org/fr/tour/env/birds.htm
On peut consulter aussi le site de l’American Wind Energy
Association qui oppose les « mythes » de l’énergie éolienne avec
la réalité :
http://www.awea.org/pubs/factsheets/050629_Myths_vs_Facts_Fact_Sheet.pdf
Reste que c’est dans le
changement climatique qu’on observe actuellement à l’échelle
planétaire que réside la véritable menace pour les oiseaux. Une
étude menée en 2004 par la revue Nature a estimé que près du
quart de toutes les espèces ailées pourrait s’éteindre d’ici à
l’an 2054, si le problème persiste. En ce sens, l’énergie
éolienne apporte plutôt un vent d’espoir.
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