Hydro-Québec a conservé pour elle
même, comme si elle avait été le promoteur, les risques reliés à
l’inflation, au taux de change (jusqu’à la fin de la construction)
et d’une partie du prix de l’acier en relation avec le prix de
l’électricité vendue par les promoteurs.
Par contre, c’est le secteur privé
qui prend sur lui les risques reliés à la variabilité du vent sur
une période 20 ans, le prix de la construction, les risques
d’autorisation environnementale, les risques d’opération, les
risques de changements climatiques et les risques de financement sur
les marchés financiers.
Contrairement aux études sur
l’hydraulicité qui couvrent des périodes de plus de cinquante ans
lors de la construction de nouvelles centrales hydroélectriques, les
études sur la vélocité des vents ne portent la plupart du temps que
sur quelques années et l’expérience nous enseigne que beaucoup de
projets n’ont pas rencontré leurs objectifs initiaux.
Par ailleurs, contrairement aux PPP,
aucune garantie gouvernementale n’a été accordée aux promoteurs pour
leur financement. Enfin, un système de pénalités a été prévu pour
les promoteurs qui ne rencontreraient pas les objectifs de
production tels que définis dans le cadre des appels d’offres.
Enfin c’est Hydro-Québec touchera les
trois-quarts de la subvention fédérale de 1 cent le kWh pendant 10
ans que le gouvernement fédéral a remis à l’ordre du jour en avril
dernier