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* Coalition pour la promotion de l'énergie éolienne  *
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Coalition pour l'énergie éolienne
 
 
LES PRODUCTEURS PRIVÉS PRENNENT DES RISQUES
Coalition pour l'énergie éolienne

L’IMAGINAIRE QUÉBÉCOIS

LA RÉALITÉ QUÉBÉCOISE


« …tout cela sans compter que Québec assure lui même les risques du marché en garantissant le tarif à ces compagnies… »

« …bien que vanté comme étant un projet d’intérêt privé, on peut lire dans le prospectus destiné à l’intention des investisseurs que ces derniers pourraient bénéficier de crédits d’impôts allant de 79% à 82% sur leur mise de fonds! Il s’agit donc d’un projet financé en grande partie par des deniers publics dont les bénéfices ne profiteront qu’à une poignée d’investisseurs, en grande partie de l’extérieur du Québec… »

« Et que dire des fameux crédits de carbone que générera chaque MW d’énergie éolienne produit? Comment se fait-il que ce soit Hydro-Québec qui ait prévu tout empocher? Et les subventions consenties par le fédéral pour la production d’énergie éolienne, pourquoi sont-elles versées aux promoteurs privés pour bonifier leur soumission au plus bas prix, plutôt qu’à un fonds de développement local pour les MRC qui accueillent leurs mégaparcs? »

Hydro-Québec a conservé pour elle même, comme si elle avait été le promoteur, les risques reliés à l’inflation, au taux de change (jusqu’à la fin de la construction) et d’une partie du prix de l’acier en relation avec le prix de l’électricité vendue par les promoteurs.

Par contre, c’est le secteur privé qui prend sur lui les risques reliés à la variabilité du vent sur une période 20 ans, le prix de la construction, les risques d’autorisation environnementale, les risques d’opération, les risques de changements climatiques et les risques de financement sur les marchés financiers.

Contrairement aux études sur l’hydraulicité qui couvrent des périodes de plus de cinquante ans lors de la construction de nouvelles centrales hydroélectriques, les études sur la vélocité des vents ne portent la plupart du temps que sur quelques années et l’expérience nous enseigne que beaucoup de projets n’ont pas rencontré leurs objectifs initiaux.

Par ailleurs, contrairement aux PPP, aucune garantie gouvernementale n’a été accordée aux promoteurs pour leur financement. Enfin, un système de pénalités a été prévu pour les promoteurs qui ne rencontreraient pas les objectifs de production tels que définis dans le cadre des appels d’offres.

Enfin c’est Hydro-Québec touchera les trois-quarts de la subvention fédérale de 1 cent le kWh pendant 10 ans que le gouvernement fédéral a remis à l’ordre du jour en avril dernier http://www.ecoaction.gc.ca/ecoenergy-ecoenergie/power-electricite/index-fra.cfm

La première subvention en vertu du nouveau programme a été versée en juillet 2007 à une entreprise privée pour un parc éolien en Alberta http://www.ecoaction.gc.ca/news-nouvelles/20070705-fra.cfm

Les producteurs ne toucheront donc que 25% de la subvention d’un cent du kWh du gouvernement fédéral. Quant à Hydro-Québec qui touchera 75% de la subvention, c’est grâce à elle si cette énergie produite sera verte, et il est donc normal qu’elle puisse bénéficier du programme fédéral.

Voir aussi sur ce site l'article de Gilles Lefrançois:
http://www.energie-eolienne.ca/documentheque/lefrancois/lefrancois2.html

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